Avant d’écrire sur l’activité
prophétique de Jésus, les évangélistes nous parlent d’une expérience qui va
transformer radicalement sa vie. Après avoir reçu le baptême de Jean, Jésus se
sent le Fils aimé de Dieu, habité pleinement par son Esprit. Poussé par cet
Esprit, il se met en marche pour annoncer à tous, à travers sa vie et son
message, la Bonne Nouvelle d’un Dieu ami et sauveur de l’être humain.
dimanche 12 janvier 2014
dimanche 5 janvier 2014
RECUPERER LA FRAICHEUR DE L’EVANGILE
Dans le prologue de son évangile,
Jean fait deux affirmations
fondamentales qui nous obligent à réviser de manière radicale notre façon de comprendre
et de vivre la foi chrétienne, après vingt siècles de déviations nombreuses, de
réductionnismes, et de visions peu
fidèles à l’Evangile de Jésus.
dimanche 29 décembre 2013
OUVERTES AU PROJET DE DIEU
Les récits évangéliques ne présentent aucun doute. Selon Jésus, Dieu
a un grand projet : construire dans le monde une grande famille humaine.
Attiré par ce projet, Jésus se consacre entièrement à faire que tous ressentent
Dieu comme un Père et que tous apprennent à vivre en frères. C’est là le chemin
qui mène au salut du genre humain.
Pour certains, la famille actuelle
est en train de s’abîmer parce qu’on a perdu l’idéal traditionnel de
« famille chrétienne ». Pour d’autres, n’importe quelle
nouveauté est un progrès vers une nouvelle société. Mais comment doit-être une famille ouverte au
projet humanisant de Dieu ? Quelles doivent être ses traits caractéristiques ?
Amour entre époux. Cela d’abord. Le
foyer est vivant quand les parents savent s’aimer, s’appuyer mutuellement,
partager leurs peines et leurs joies, se pardonner, dialoguer et se faire
confiance mutuellement.
Relation parents-enfants. L’amour entre les époux ne suffit pas.
Lorsque parents et enfants s’affrontent et communiquent à peine entre eux, la
vie familiale devient impossible, la joie disparaît, tout le monde souffre. La
famille a besoin d’un climat de confiance mutuelle pour que l’on puisse penser
au bien de tous.
Attention aux plus fragiles. Tous doivent
se sentir accueillis, soutenus et compris dans leur foyer. Mais la famille
devient plus humaine surtout lorsqu’elle prend soin avec amour et affection des
plus petits, lorsqu’on aime les aînés d’un amour respectueux et patient,
lorsqu’on s’occupe avec attention des malades ou des handicapés, lorsqu’on
n’abandonne pas celui qui est en train de traverser des difficultés.
Ouverture à l’égard des nécessiteux.
Une famille travaille pour un monde plus humain lorsqu’elle ne s’enferme pas
dans ses problèmes et dans ses intérêts mais qu’elle est ouverte aux besoins
des autres familles : des foyers brisés vivant des situations conflictuelles
et douloureuses et ayant besoin d’appui et de compréhension ; des familles
sans travail, sans aucun revenu, qui ont besoin d’aide matérielle ; des
familles d’immigrants qui sollicitent accueil et amitié.
Croissance par rapport à la foi. C’est au sein de la famille
que l’on apprend à vivre les choses importantes. C’est pourquoi elle est le
meilleur endroit pour apprendre à croire en ce Dieu bon, Père de tous ;
pour connaître le style de vie de Jésus ; pour découvrir sa Bonne
Nouvelle ; pour prier ensemble autour de la table ; pour participer à
la vie de la communauté des disciples de Jésus. Ces familles chrétiennes contribuent
à construire ce monde plus juste, plus digne et plus heureux, voulu par Dieu. Elles sont une bénédiction
pour la société.
Auteur: José Antonio
Pagola
Traducteur: Carlos Orduna,
csv
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Réseau
d’évangélisation BONNES NOUVELLES
Encourage les
familles à collaborer dans le projet humanisant de Dieu.
Fais passer ce
message !
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29 décembre 2013
La
Sainte Famille (A)
Matthieu 2,13-15. 19-23
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dimanche 22 décembre 2013
EXPERIENCE INTERIEURE
L’évangéliste Matthieu est
spécialement intéressé à dire à ses lecteurs que Jésus doit être aussi appelé
« Emmanuel ». Il sait bien
que cela peut être choquant et étonnant. Qui peut être appelé d’un nom
signifiant « Dieu avec nous » ? Cependant c’est ce nom qui contient le noyau
de la foi chrétienne et constitue le cœur
de la célébration de Noël.
Ce mystère ultime qui nous entoure
de tous côtés et que nous, les croyants, appelons « Dieu », n’est pas
quelque chose de lointain, de distant. Il est avec tous et chacun d’entre nous.
Comment pouvons-nous le savoir ?
Est-il possible de croire raisonnablement que Dieu est avec moi, si je
n’en ai aucune expérience si petite soit-elle ?
Habituellement, nous chrétiens, avons été formés à percevoir la présence du mystère de Dieu
dans notre intérieur. C’est pourquoi
beaucoup l’imaginent quelque part dans un lieu indéfini et abstrait de l’Univers.
D’autres le cherchent en adorant le Christ présent dans l’eucharistie. Un bon
nombre essaient de l’écouter à travers la Bible. Pour d’autres le meilleur
chemin c’est Jésus-lui-même.
Le mystère de Dieu possède sans doute ses voies pour se rendre
présent à chaque vie. Mais l’on peut dire que, dans la culture actuelle, si nous ne l’expérimentons pas de quelque
manière que ce soit dans notre intérieur, il sera difficile de le rencontrer
dehors. Par contre, si nous percevons sa présence dans notre intérieur il nous sera plus facile de déceler
son mystère autour de nous.
Est-ce possible? Le secret
consiste surtout à savoir rester les
yeux fermés, dans un silence paisible, prêts à accueillir d’un cœur simple
cette présence mystérieuse qui nous anime et nous soutient. Il ne s’agit pas d’y
penser mais de vivre « en accueillant » la paix, la vie, l’amour, le
pardon… qui nous arrivent du plus profond de notre être.
Il est normal, qu’en entrant dans notre propre mystère, nous soyons
confrontés à nos peurs et à nos préoccupations, à nos blessures et à nos
tristesses, à notre médiocrité et à notre péché. Nous ne devons pas nous
inquiéter mais rester en silence. La présence amicale qui se trouve au plus
profond de notre intimité nous apaisera, nous libérera et nous guérira.
Karl Rahner, un de plus importants
théologiens du vingtième siècle, affirme
qu’au cœur de la société sécularisée de notre temps, “cette expérience du cœur
est la seule qui peut nous permettre de
comprendre le message de foi de Noël : Dieu devenu homme ». Le
mystère ultime de la vie est un mystère de bonté, de pardon et de salut, qui
est avec nous : à l’intérieur de tous et de chacun d’entre nous. Si nous
l’accueillons en silence, nous connaîtrons la joie de Noël.
Auteur: José
Antonio Pagola
Traducteur:
Carlos Orduna csv
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Réseau
d’évangélisation BONNES NOUVELLES
Annonce à tous
que Dieu est à l’intérieur de nous-mêmes.
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message !
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22 décembre 2013
4
Avent (A)
Matthieu,
18-24
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